Le mépris du débat et de la démocratie : les dignitaires ne voient plus les gens qui grondent
La majorité UMP conduite par André Santini à Issy-les-Moulineaux se conduit, depuis plusieurs années en terrain conquis. Le
leitmotiv de leur action : vous n'avez pas été élus, nous avons la
majorité, nous faisons ce que nous voulons. Répété à longueur de séance
de conseil municipal, nous avions fini par oublier que nous ne devions
pas nous plier à cette affirmation.
Oui nous avons une légitimité
aussi incontestable que la leur. Nous sommes minoritaires, mais nous
représentons les 43% d'Isséens qui n'ont pas choisi André Santini.
Oui nous avons des compétences et nous avons le devoir de les mettre au service de la commune
Oui nous votons les délibérations présentées par la majorité lorsqu'elles vont dans le sens de l'intérêt général.
Oui
nous pouvons refuser de cautionner des projets qui sont la continuation
des erreurs passées et la fuite en avant pour une catastrophe urbaine
annoncée.
Depuis plus d'un an maintenant, nous voulons faire vivre le débat démocratique dans cette ville. De nombreux habitants, des associations, d'autres partis politiques, et je pense là au Modem, réclament le débat, affirment leur volonté de construire ensemble une autre ville.
Le dénigrement systématique n'est plus de mise. En
2005, André Santini avait comparé les socialistes à la Bande à Baader.
Il vient de récidiver le 2 avril : les élus de gauche sont de nouveau
traités de "bande à Baader". Dans le même amalgame avec l'action
terroriste, il assimile les populations des quartiers défavorisés en
casseurs de gendarmes.
Notre droit de manifestation est remis en cause sous des prétextes ridicules. Les effets de manche, l'intimidation systématique n'ont plus de prise. Les citoyens en ont assez de la morgue et du mépris dans lesquels on les tient, les salariés en ont assez d'être des variables d'ajustement pour préserver les intérêts des plus favorisés. André Santini et son suppléant peuvent bien demander la solidarité envers les plus riches, l'obscénité de la situation de cette accumulation de richesse par quelques-uns se retourne aujourd'hui contre eux.
Les parachutes dorés, le bouclier fiscal qui a permet à 800 familles de toucher chaque année un chèque équivalent à 354 mois du SMIC sont des bombes à retardement. Les autres contribuables qui financent ces 29 années d'un ouvrier non qualifié à ces super-riches n'acceptent plus ces privilèges exorbitants.
Enfermés dans leurs carosses aux verres fumés, les dignitaires du régime ne voient plus les gens qui pleurent, ils ne voient pas non plus ceux qui grondent.










Les commentaires récents