Le SEDIF pourra-t-il revenir en régie publique ?
Alors que va se discuter à l’automne le renouvellement ou non de la délégation du service public de l’eau en Ile-de-France, aux mains de Véolia jusqu’en 2010 par la volonté du président du SEDIF, de nombreuses voix, en particulier à gauche, demandent un retour en régie publique afin de revenir à des coûts plus raisonnables pour les usagers.
La conduite de projet de choix du futur mode de gestion pour le service public de l’eau avait été confiée à un conseiller référendaire à la Cour des comptes en détachement au SEDIF. Selon les gazettes, ce dernier est rappelé dans son administration d’origine où l’on aurait un besoin urgent de lui confier d’autres lourdes tâches.
Ce serait maintenant le directeur général des services du SEDIF, Philippe Knusmann, par ailleurs adjoint au maire d’Issy-les-Moulineaux, bras droit du Président du Syndicat, maire d’Issy-les-Moulineaux, qui prend directement en charge cette mission stratégique.
Déjà que tout se gère depuis la « tour de contrôle » (dixit M. Santini) du dernier étage de l’Hôtel de Ville d’Issy-les-Moulineaux, quel apport extérieur sera possible sur un sujet qui touche au quotidien des 4 millions de consommateurs desservis par le SEDIF ?
Au même moment, M. Santini prend de nouvelles marques en proposant, anticipant le "Grand Paris" excusez-le du peu, de réunir tous les moyens de production d’eau potable à l’échelle du basin parisien. Histoire de faire la nique à notre ami Bertrand Delanoë qui veut reprendre le contrôle complet du service public de l'eau en se débarrassant de Véolia et de Suez.
Il y a bien des différences entre la droite au service des grands groupes et la gauche qui veut développer des services publics de qualité. Par exemple dans l'affectation des profits : pour l'actionnaire ou pour l'usager ?


Commentaires