Faire une place à l'opposition dans les instances municipales ?
Je reçois beaucoup de courriers me disant que nous ferions la même chose que Santini et ne donnerions pas de place à d'autres dans les structures intercommunales, les conseils de quartiers ou les associations para-municipales.
Ma position est claire. Je suis le premier à regretter et à protester qu'aujourd'hui des édiles
de gauche, qu'ils soient du PS, du PCF ou d'ailleurs, aient la même
attitude que M. Santini.
La démocratie ne se négocie pas : toutes les tendances choisies par les électeurs doivent être représentées dans les instances qui décident de la politique publique. Nous devons être présents, sans illusion sur notre
utilité réelle, mais parce que c'est un des moyens de partager les
informations et de faire connaître les projets d'une majorité
aux ordres de la promotion immobilière.
Alors qu'il a une majorité, Santini choisi, à contre-courant des pratiques nouvelles, d'accentuer le déficit démocratique de notre pays en excluant l'opposition de gauche des instances de gestion territoriale à qui il avait donné une petite place dans la mandature précédente. J'aime espérer que ceux qui sont aux affaires savent faire preuve d'inventivité et de vision. Là, quel aveux de faiblesse, non ?
Rien ne permet la domination sans partage de la majorité sur l'opposition, quelle que soit son étiquette, et ce n'est pas remettre en cause le choix des électeurs. Partout aujourdhui, les assemblées reconnaissent des droits de l'opposition. Il devrait dont être possible de donner aux minorités de notre conseil municipal le minimum des droits pour exercer son rôle, sans remettre en cause le fait majoritaire. C'est en tout cas ma vision de l'action publique, que manifestement le maire de notre ville ne partage pas, ce qui ne me surprend guère.
C'est pourtant la Gauche qui a créé les conseils de quartier, favorisé le développement des communautés d'agglomération, et hélas, les gouvernements successifs ne sont pas allés jusqu'au bout de la démarche. Sans doute n'ont-ils pas suffisamment écouté la réalité des terrains.
Aujourd'hui, le plus important est d'être d'abord aux cotés des habitants, ce que j'ai fait pendant les 15 dernières années, à ma place de citoyen engagé. Et je vais tout faire pour que nous soyons encore plus nombreux à être partout où il y a besoin d'expression et d'action collective.
L'anomalie démocratique sur les structures intercommunales ne devrait pas perdurer. Le monde change et l'objectif est de favoriser la délibération collective autour des décisions locales.
Tout le monde aujourd'hui est d'accord sur l'imperfection du système
de désignation actuelle des conseil d'agglomération au regard de
l'article 72 de la constitution qui dit que « les collectivités
territoriales de la République [...] s'administrent librement par des
conseils élus ». Si rien n'est dit dans l'article 72 sur la nature du
suffrage, ces élections politiques sont interprétées comme impliquant
l'élection directe des assemblées locales par les citoyens. Aujourdhui
la manière de rendre la gouvernance des structures intercommunales plus
démocratique est une nécessité. Des députés de gauche, mais aussi UMP
(!) ont déposé de propositions de loi dans ce sens.


Cher Laurent, tu peux répondre aux courriers des isséens en les renvoyant vers la pratique d'autres communes du département.
A COlombes, nous avons accru la place de l'opposition dans toutes les commissions municipales. Et surtout, nous avons été bien au delà des obligations légales en proposant notamment un siège à l'OPAC et à la CODEVAM contrairement à ce qui se pratiquait avant !
Nous avons une représentation de l'opposition dans toutes les structures municipales ou para-municipales.
Faisant cela, nous appliquons simplement nos engagements de campagne, où nous appelions de nos voeux un démocratie exemplaire à Colombes.
Nous sommes à vos côtés pour obtenir le respect des droits de l'opposition à Issy et Ailleurs.
Rédigé par: alexis bachelay | 01 avril 2008 at 11:40