Issy-les-Moulineaux : silence dans les rangs !
A Issy les Moulineaux, la droite se croit tout permis. Les sommations du style « si ça ne vous plait pas, vous n’avez qu’à aller ailleurs » deviennent le leitmotiv de certains.
Dans cette ville moderne, cablée, à la pointe des technologies de la communication, il est impossible de poser une seule question sur la politique menée par les édiles sans se faire remettre en place ou menacer. Le mépris et la dénégation érigés en système par le maire et ses adjoints (les adjointes sont plus à l’écoute) prend des allures de verrouillage napoléonien.
Deux exemples ces derniers jours.
L’atmosphère du Conseil municipal de jeudi 28 juin a été irrespirable. Aucune de nos interventions n’a pu être menée à son terme sans que l’on ait à subir les interruptions, parfois plus que limite. Lysiane Alezard a dû quitter la séance devant une succession d’attaques politiciennes inacceptables. Didier Hervo est parti devant l’obstruction et la mauvaise fois des élus de la majorité. Contre vents et marées, nous avons posé malgré tout nos questions sur la gestion de la SEM ISSYMEDIA, sur la SEMADS, sur l’aménagement du centre ville, sur le projet du Fort. Nous n’avons pas eu de réponses, sinon le mépris et l'insulte.
Ce mode de gouvernement d’un autre âge se retrouve ailleurs dans notre commune. La hiérarchie militaire doit sans doute penser qu’on est revenu au XIXe siècle. Les chefs ont toujours raison, c’est un principe : des gendarmes de la ville, qui refusent d’être les dindons d’une farce immobilière à la sauce isséenne, viennent de se voir menacer d’interdiction de permission car ils refusent de quitter leur logement. Il semble que le projet immobilier de la gendarmerie ait connu quelques «incidents» où seraient impliqués des hauts personnages de la République. Il faut tout recommencer, cela va prendre au moins un an et on ne sait pas si ce projet verra finalement le jour. Malgré tout, il est absolument nécessaire d’expulser les familles de gendarmes pour les reloger illico dans des logements insalubres avec des indemnité dérisoires. La hiérarchie refuse de prendre en compte le nouveau calendrier, ne répond pas, refuse de discuter. Ces familles n'ont d'autre recours que de faire appel à la justice administrative.
A Issy-les-Moulineaux la démocratie est un gadget. Les règles normales du débat démocratique sont mises en pièces. Le respect des personnes est une vue de l’esprit. Le questionnement des méthodes de gestion est perçu comme une opposition stérile. Le Conseil municipal est là pour faire joli.
Eh bien non, nous n’acceptons pas ces manquements répétés au principes minimum du débat public. Nous sommes aux côtés de tous ceux qui veulent vivre autrement à Issy. Tous ceux qui ne prennent pas pour argent comptant ce que leur assène la propagande officielle savent qu’ils peuvent compter sur nous.





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