Mes grands-parents, mes parents avaient choisi de consacrer leur vie à l’émancipation des hommes. Education permanente avec mon père qui a été évincé de ses responsabilités militants nationales à la Ligue de l’enseignement car il n’émargeait à aucune loge, syndicalisme avec ma grand-mère qui fut la première femme secrétaire d’un syndicat CGT des employés de commerce, enseignement, instruction publique pour mon grand-père, un des premiers instituteurs de la Nièvre, lui qui avait 25 ans en 1900. Vertus de l’intelligence avec ma mère qui continue d’aider les enfants à être eux-mêmes, sans peur et sans regrets.
Toutes et tous m’ont fait partager le goût de l’action politique, tous m’ont porté à être un homme libre, tous m’ont inculqué la volonté inébranlable de lutter pour partager la liberté et la richesse afin que les femmes et les hommes puissent être fier de leur vie, puissent être libres de leurs choix, puissent construire ensemble le monde que nous léguons, générations après générations, à nos enfants.
J’ai choisi, après un parcours militant autogestionnaire de m’engager dans un parti politique pour peser, petitement et à mon niveau, à l’évolution des mœurs démocratiques de la France que je considère être restée d’ancien régime.
Depuis des années maintenant, je milite, je propose, je travaille à une refondation du libre choix collectif.
Ce matin, je veux dire merci au Parti Socialiste de nous avoir fait redécouvrir la politique, le débat et de nous avoir permis, enfin, de faire un libre choix.
Les militants ont écouté, librement, sereinement pour la plupart. Librement, ils ont voté. Ils ont décidé ensemble qui sera le meilleur promoteur du changement que nous voulons tous si intensément face à une droite qui nous prépare un avenir de brutalité et de précarité. Les militants socialistes ont décidé, librement, donnant une leçon à l’ensemble de la classe politique française sur leur maturité et leur intelligence.
Ils ont voulu que notre projet prenne en compte la réalité de la vie des millions de personnes qui sont restées sur le bord chemin dans la régression des 20 dernières années et que notre candidat soit en phase avec les aspirations des familles les moins favorisées, sans renier la difficulté à faire changer le monde.
Ils ont voulu que notre histoire socialiste se regénère dans une vérité de parole, une écoute construite des aspirations des gens, des actions conduisant à la mise en place de nouveaux droits et à une reconnaissance de l’intelligence collective.
Ils ont voulu que nos valeurs de laïcité, de République fraternelle, d’émancipation soit portée par une femme
Ségolène Royal a été désignée sans contestation possible la candidate du Parti Socialiste. La campagne présidentielle pour gagner à Gauche au printemps 2007 commence ce matin.
Les débats l’ont montré. Aujourd’hui nous avons besoin de tous. Notre doctrine historique qui nous lie à l’avenir qu’ont rêvé nos ancêtres. La construction du compromis social sans lequel l’utopie ne reste que du rêve d’un avenir meilleur a tout jamais inaccessible, pendant que le quotidien pourrait s’améliorer dans un consensus construit.
Nous avons besoin d’espoir, d’une nouvelle manière d’être représenté. Ce ne sont pas que des mots, après le désir, il y a l’espoir. Ce matin, c’est un espoir qui se lève. Il nous faut nous l’approprier, l’accompagner, et nous pourrons gagner et nous pourrons participer à changer la vie.


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