Bon, ben ça y est. Je n’aurais pas cru qu’ils en seraient capables. C’est tellement énorme, tellement grossier. Tout ce qui compte dans cette affaire, c’est de faire des affaires justement. Mais pas n’importe qui. Les conseils d’administrations soignent les actionnaires. Ces derniers se régalent et se goinfrent de la richesse produite par les salariés dans les entreprises.
Ce modèles devient celui de l’énergie en France.
Et voilà, la droite, Sarkozy se déjugeant en tête, Villepin à ses côtés ont décidé de céder Gaz de France au privé. Et pas n’importe quel privé : Suez, un groupe international industriel et de services : énergie, environnement, solutions industrielles globales qui gère déjà nos réseaux d’eau, d’égouts, de ramassage des ordures ménagère, de nettoyage des rues. Un mastodonte aux pieds d’argile, fragile, mais qui fait son beurre sur le dos des habitants du pays.
Gaz de France bradé, sans même que soit étudiée, proposée, un regroupement avec EDF alors qu’on nous dit qu’il s’agit de construire des géants de l’énergie. Nous en avions un potentiel. Les lois du marché, c’est à dire le pillage des richesses collectives par les actionnaires, nous empêchent de réaliser ce qui, demain, sera nécessaire pour préserver l’approvisionnement et l’indépendance énergétique de la France.
Aujourd’hui, la dérégulation est un échec, les prix de l’énergie flambent et la droite, pour satisfaire ses affidés, démantèle le service public.
On sait que les profits de Suez sont en hausse, ceux de Gaz de France aussi. On nous dit pourtant qu’il va encore falloir augmenter le prix du gaz après l’envolée de ces derniers mois, qu’il va falloir faire des « gains de productivité », c’est à dire licencier.
Les dindons comptons nous, qui ne pouvons que réduire les feux de la cuisinière pour ne pas être trop pénalisés.


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