Un petit discours dans une fête champêtre de Saône et Loire et le Parti Socialiste frétille ; voilà nos éléfants totalement excités.
L’ancien sort de sa réserve pour prononcer des sentences bien senties depuis le royaume d’Espagne. Et il pense encore faire sensation ?
Fafa nous fait la fable des cadeaux auxquels nous aurons droit si on l’élit.
DSK, aux initiales si présidentiables américaines, nous répète le coup du plus compétent que moi tu meurs.
Et Jack, ahhhh Jack, mais que vas-tu faire dans cette galère ? Je l’aime pourtant, je n’ai jamais eu à m’en plaindre, il m’a même donné les palmes. Mais là, après ses cheveux, il frise le ridicule. Moi, je le révais sous un chêne, donnant ses augures aux jeunes responsables qui conduiraient le pays vers un avenir meilleurs, le leur en tout cas. Il aurait de la prestance et nous militants, nous viendrions en rang serrés, lui serrer la main et écouter toutes les belles histoires de la Gauche d’hier afin de préparer l’avenir de nos enfants.
Nous ne remettons pas en cause leurs compétences, leurs apports, notre histoire. Nous les aimons et les respectons. Mais n’ont-ils pas compris ? Nous voulons autre chose. Nous voulons autrement.
Les appareils qui se réunissent ces jours-ci, dans des réunions auxquelles ne peuvent assister que ceux qui ont un mandat qui leur laisse le loisir de quitter leur logis, les retraités et tous ceux qui n’ont ni obligation personnelles ni obligations professionnelles (ça fait du monde qui en est exclus...). Les appareils donc vont rugir comme des formules 1. Et tout ça pour quoi ? Pour satisfaire l’ego de quelques-uns ? Pour jouer à plus petit commun diviseur et faire rire l’ensemble des français ?
Pour qui nous prend-on ? Les adhérents du PS ont voté sur un projet qui est la base de nos propositions pour les prochaines échéances.
Nous voulons un porte-parole qui porte la parole des personnes qui souffrent, qui sont exclues, qui n’ont pas l’oeil rivé sur le CAC 40, qui maudissent les libéraux et ceux qui ont laissé l’impôt baisser, qui rejettent les petits arrangements entre amis, copains, coquins qui vont à la soupe dans une mondialisation infernale d’où toutes les règles sont absentes.
Nous voulons de l’air et voir d’autres têtes. C’est tout et c’est déjà beaucoup. En plus, nous espérons un regain des valeurs et des devoirs, de chacune et chacun pour retrouver un sens collectif au monde à construire.
Nous voudrions que le libéralisme économique ne détruise pas des services publics aussi nécessaires que l’eau, l’énergie, les communications.
Nous souhaitons que l’éducation redevienne réellement le socle social qui garantisse à tous d’assumer sa vie d'Homme libre dans un parcours choisi.
Nous rêvons d’une démocratie adulte, où un élu n’a qu’un mandat, pour une durée limitée, où les contre-pouvoirs collectifs et la justice sont réellement indépendants et capables de ramener les fauteurs dans le droit chemin.
Aujourd’hui, à condition que nous soyons forts, nombreux et décidés, seule Ségolène Royal peut être ce porte-parole. Elle a évoqué déjà dans ses écrits et ses discours des pistes d’un travail commun. Elle sait le sens des mots et les besoins des gens. Aidons là maintenant et à nous ensuite de prendre en charge ensemble l’évolution que nous souhaitons pour notre pays et l’Europe.
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