Reconstruire la République est l’affaire des républicains. L’égalité des droits et des devoirs s’applique à tous. L’impartialité de l’État doit être garantie pour tous les habitants. Mon discours humaniste, respectueux des institutions et renvoyant à la règle ne suffit plus. Devant l’effondrement des préceptes de notre démocratie, on reste confondu et on se demande quels extrémismes la droite est prête à cautionner.
En effet, voilà que non contents de s’auto manipuler dans des joutes masturbatoires par services secrets interposés, nos édiles du gouvernement ne trouvent rien de mieux que d’approuver la décision ahurissante de Chirac d’exonérer un de ses amis d’une décision de justice pour un délit dont l’intéressé lui même ne contestait pas la réalité : M. Drut faisait du « télétravail » et se voyait comme « une espèce de clef pour ouvrir les portes vers les décideurs ». En langue normale, un entremetteur chargé de faire du trafic d’influence.
Pour une personnalité nationale, pour un député, un questeur gestionnaire des moyens de l’ Assemblée nationale, donc de notre représentation républicaine, c’est pour le moins léger. Si il avait fait ça pour rendre service, on pourrait lui passer un savon et basta. Mais non, l’extraordinaire c’est qu’il a passé quelques coups de fils et organisé quelques déjeuners entre gens de « bonne compagnie » pour de l’argent, et pas qu’un peu. Environ 3 000 euros par mois pendant 2 ans et demi et une indemnité de licenciement (!) de plus de 7 500 euros. Il est pas dans la misère le gars.
Ces petits défraiements sont financés par les consommateurs finaux : vous et moi, nous tous. Il agissait pour le compte d’une société bien connue à Issy-les-Moulineaux. La SICRA (aménageur-bétonneur) filiale de l’ex Compagnie Générale des eaux, devenu Vivendi et aujourd’hui Véolia. On trouvera sur le site de la section du Parti Socialiste d’Issy-les-Moulineaux un dossier très complet sur la gestion de l’eau.


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