Plus de 250.000 personnes dans les rues de Paris, le Contrat Première Embauche devient l'emblème de l'arrogance du gouvernement Chirac-Villepin et consorts contre la majorité des habitants de ce pays.
Continuons à manifester en nombre pour aider nos enfants. Ils sont notre futur, ils commencent la construction du monde qu'ils souhaitent.

Samedi 18 mars 16h, je suis devant la gare d'Austerlitz. Les premiers ont quitté Denfert-Rochereau il y a plus d'une heure, ils vont arriver à Nation dans quelques minutes. Et le flot de lycéennes et de lycéens, d'étudiants est sans fin. Serrés, décidés, chantant contre la précarisation que leur propose le pouvoir actuel. Difficile de remonter en direction des Gobelins, toujours les étudiants. Toujours bon enfants. Les trottoirs sont pleins, sur les deux rives du boulevard Saint Marcel. Musiques, slogans, on n'en veut pas. Jeunes dans la galères, vieux dans la misère, de ce monde, on n'en veut pas.
Les parents d'élèves suivent. Quelques connaissances. 17h, rendez-vous avec mes camarades d'Issy, devant la Santé. Nous avons regardé passer le flot des manifestants jusqu'à 18h00. Enfin, direction Nation.
80 000 selon la Police... On se croirait dans les années 1970. Au secours Marcelin revient. On continue de nous prendre pour des c...
Villepin, on attend, de pied ferme sa réponse.
La droite méprise la démocratie. En forcant l'application de cette mesure sans aucune concertation avec les partenaires sociaux, à contourner le débat parlementaire en utilisant le 49-3, elle montre le peu d'estime qu'elle porte à la construction collective.
Imposer, imposer des mesures régressives, d'exclusion pour les jeunes va dans le droit fil de la politique indigne du 19e siècle qui se met en place.
Depuis la stigmatisation des enfants catalogués futurs délinquants, de leurs familles par des gardiens de l'ordre médical et moral, en passant par le travail de nuit des apprentis à partir de 14 ans pour continuer dans la précarité organisée voilà l'avenir que nous dessine la droite hautaine et revancharde. Elle se montre enfin sous son vrai jour, sourde et de mauvaise foi. Ce qu'on nous propose, ce n'est pas l'avenir que je veux pour mes enfants, ce n'est pas le futur qu'il faut au genre humain.
Soyons nombreux à dire notre refus de ces mesures.
Reprendre le combat, face aux régressions, à la base, dans nos quartiers, dans nos immeubles pour retrouver le sens de l'action collective. La Gauche doit encore et toujours se mobiliser pour le progrès.


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