Mon deuxième Conseil municipal a été plus dur que le premier. Passé la nouveauté, on y est, à fond. Et le maire qui se complait dans son dénigrement systématique de la Gauche oublie parfois de se contrôler.
Il faut dire que Gabrielle et moi sommes nouveaux dans le jeu qui se déroule entre les membres anciens de l’opposition et le maire. Plusieurs mandats ça crée des liens et des connivences, des partages de dossiers que nous ne nous connaissons pas encore.
Le budget, qui était le grand sujet de la soirée, est pour moi l’affichage d’une politique municipale. C’est la trace, dans la comptabilité publique de l’affectation des impôts et donc le moyen de rendre des comptes aux citoyens. J’ai eu l’impression à plusieurs occasions d’être en décalage avec l’assemblée et de parler d’une ville, où je vis, différente de celle que ce Conseil gère.
L’incompréhension était palpable quand j’ai regretté que l’activité superbe et généreuse portée par le CLAVIM soit renvoyée à une simple ligne de subvention dans le budget « autres activités pour les jeunes ». Pour moi c’est comme si dans le budget de l’État, on regroupait une grande part des actions de sécurité, d’enseignement-formation, de la culture, des interventions sociales et de santé ou l’aide aux familles dans une seule rubrique « subventions aux associations de jeunesse ». Les députés ne joueraient plus aucun rôle et les ministères concernés n’auraient plus de raison d’être.
C’est un peu la même logique pour l’action communale à Issy. Les externalisations sont globalisées dans un rubrique « autre charges de gestion courante » et le Conseil n’a plus aucune prise sur ces grands pans de l’action publique. Du coup, on voit dans ce budget qu’on dépense autant pour la communication et la publicité de la Mairie que pour l’action culturelle gérée en direct par la municipalité.
En plus il y a bien sûr tout ce qui est dépensé comme pub par les structures para municipales et qui n’apparaît pas ici, de même que les actions de ces structures.
Nous avons parlé aussi des subventions aux associations : gros poste, en forte évolution d’une année sur l’autre. Mais ce n’est pas un indicateur du soutien à une vie associative foisonnante. Sur les 150 associations subventionnées, 7 se partagent les 2/3 du montant total des subventions, 143 autres les miettes restantes.
Et elles sont en baisse pour toutes sauf pour les clubs sportifs… Pour les détails reportez-vous à notre intervention sur le site du PS d’Issy (www.psissy.com) à la page des élus.
Sinon, les grands sujets du moment, le Fort, le téléphérique, la construction en hauteur n’ont été abordés qu’à la marge, en fin de conseil, à travers les questions des isséens. J’ai quelques idées sur ces sujets, cela fera l’objet d’un prochain post.
Bonne nuit à toutes et à tous et merci de vos soutiens.


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