Ahh que j’aime les économistes, n’en suis-je pas un petit, au moins en titre ? Et pourtant, à force de tout compter, de tout prétendre dompter, en particulier nos futurs, les économistes nous font oublier que nous sommes aussi fait pour rêver.
L’utopie n’est pas seulement un fantastique fantasme, c’est aussi un moteur.
Comment vivre ensemble sans penser que c’est possible ? Comment se battre pour l’égalité, des chances, des envies, des vies, ici et sur le reste de notre petite planète sans quelque part, laisser place à l’utopie ?
Les règles qui nous sont imposées, depuis plusieurs décennies par ceux qui prétendent gérer le monde à coups de grands équilibres, de liberté du marché, de concurrence exacerbée oublient que nous ne voulons pas seulement de cette rationalité.
Nos grands ancêtres, à Gauche, avaient mis en avant leur espoir dans le progrès pour favoriser le bien être des femmes et des hommes, sans jamais oublier que le partage doit être équitable, au Nord comme au Sud, à l’Est comme à l’Ouest.
Nos nations repues ont oublié. Oublié que pour notre confort nous exploitons, ailleurs, les ressources pour nous nécessaires. Nos élites économiques expertes, leurs politiques affidés, ont réussi à ramener l’exploitation jusque sur nos terres. Maintenant, nous avons aussi des travailleurs pauvres, nous avons des salariés sans abri, des familles entières à la rue dépendant de la charité.
Les économistes, en particulier les économistes libéraux nous ont forcé à tuer le rêve de progrès, les envies de partage, de partage des riches vers les pauvres, car le partage entre les pauvres marche bien, merci et au profit des plus aisés.
Et pourtant, l’économie est utile, nécessaire, pour accompagner l’action politique, mais il ne faut pas la laisser diriger le monde.
Car si la vie a besoin de l’économie, elle n’est pas toute la vie. La culture, les traditions, les rapports de force modèlent aussi notre vie. A nous aussi de prendre nos responsabilité et de ne pas laisser le pouvoir aux experts.


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